Une croissance continue du photovoltaïque en 2025
En 2025, la France a connu une progression significative des installations solaires photovoltaïques, confirmant l’accélération du déploiement observée ces dernières années.
La capacité photovoltaïque installée en France a atteint environ 31 GW à la fin de l’année 2025, contre environ 27 GW au début de l’année. Environ 5,9 GW de nouvelle capacité ont été installés sur l’année, ce qui constitue un record national et marque une nette progression par rapport à 2024.
Cette croissance a été particulièrement portée par les installations de moyenne et grande puissance, notamment dans les secteurs industriel, agricole et tertiaire. Les centrales au sol et les projets sur bâtiments logistiques ou exploitations agricoles ont représenté une part importante des nouveaux raccordements.
En revanche, le segment résidentiel a connu un léger ralentissement. Les petites installations ont été impactées par des évolations réglementaires, notamment des ajustements des tarifs d’achat de l’électricité et des changements dans les dispositifs fiscaux. Malgré cela, l’autoconsommation reste attractive pour de nombreux ménages, surtout dans un contexte de volatilité des prix de l’électricité.

Les politiques publiques et le cadre réglementaire en 2025–2026
Le développement du solaire en France repose en grande partie sur le cadre défini par la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE), qui fixe des objectifs ambitieux de déploiement des énergies renouvelables.
En 2025, l’État a poursuivi l’organisation d’appels d’offres pour les grandes centrales photovoltaïques, permettant à de nombreux projets d’être attribués. Ces mécanismes visent à garantir un prix compétitif de l’électricité tout en assurant une visibilité aux investisseurs.
Cependant, certains retards administratifs et discussions autour de la future stratégie énergétique nationale ont créé des incertitudes temporaires dans la filière. Plusieurs acteurs du secteur ont exprimé leurs préoccupations concernant la stabilité réglementaire et la lisibilité à long terme des dispositifs de soutien.
Par ailleurs, le gouvernement a engagé des ajustements des mécanismes d’aide, notamment une révision des tarifs d’achat pour certaines catégories d’installations et une réflexion sur la fiscalité applicable aux grandes centrales. L’objectif affiché est de maîtriser le coût du soutien public tout en maintenant une trajectoire de croissance compatible avec les engagements climatiques.

Défis techniques et infrastructurels
L’augmentation rapide de la capacité solaire pose de nouveaux défis pour le système électrique français.
L’un des principaux enjeux concerne l’intégration de volumes croissants d’électricité renouvelable dans le réseau. Lors de périodes de forte production solaire, notamment au printemps et en été, des situations de saturation locale peuvent apparaître. Cela peut conduire à des limitations temporaires de la production, appelées « curtailment », afin de préserver la stabilité du réseau.
Ces contraintes mettent en évidence la nécessité de renforcer les infrastructures électriques, d’améliorer les interconnexions et de développer des solutions de flexibilité. Le stockage par batteries, le pilotage intelligent de la demande et l’autoconsommation collective jouent un rôle croissant dans cette transformation.
Sur le plan industriel, la France cherche également à renforcer sa souveraineté énergétique. Des projets d’implantation d’usines de production de modules photovoltaïques et de composants stratégiques ont été annoncés, dans le but de réduire la dépendance aux importations et de soutenir l’emploi local.

Perspectives pour 2026
En 2026, la France poursuit son ambition d’accélérer l’électrification de son économie afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre. L’électricité décarbonée, issue à la fois du nucléaire et des énergies renouvelables, occupe une place centrale dans cette stratégie.
Le solaire photovoltaïque est appelé à jouer un rôle majeur dans l’atteinte des objectifs à l’horizon 2030. La poursuite d’un rythme d’installation élevé sera nécessaire pour répondre à l’augmentation prévue de la demande en électricité, liée notamment à l’essor des véhicules électriques, à la décarbonation de l’industrie et au développement des pompes à chaleur.
Toutefois, l’année 2026 pourrait être marquée par une plus grande exigence de rentabilité pour les projets. La diminution progressive de certains soutiens publics implique que les acteurs du secteur devront optimiser leurs coûts, améliorer la performance des installations et renforcer les modèles basés sur l’autoconsommation et les contrats d’achat direct d’électricité.

Le développement des panneaux solaires en France en 2025 et 2026 s’inscrit dans une dynamique de croissance solide, portée par des objectifs climatiques ambitieux et par une demande croissante d’électricité décarbonée.
L’année 2025 a été marquée par un record d’installations et par une montée en puissance des projets de moyenne et grande taille. En 2026, le secteur entre dans une phase de consolidation, caractérisée par des ajustements réglementaires, des défis d’intégration au réseau et une volonté accrue de renforcer l’industrie nationale.
Malgré certaines incertitudes, la trajectoire du solaire en France demeure clairement ascendante et constitue un pilier essentiel de la transition énergétique du pays.
